J’ai toujours refusé de travailler en tant que salariée dans la politique, que ce soit pour une instance nationale (Assemblée, Sénat) ou pour un parti. Pourquoi? Parce que lorsqu’on ne partage plus le même monde ni les mêmes préoccupations que les citoyens qu’on appelle à voter pour nous, comment les représenter?

C’est pourquoi je travaille dans le privé, chez un courtier où je me suis spécialisée dans le secteur du carbone (marché de compensation créé par l’UE afin de répondre au défi de réduction des gaz à effets de serre suite aux engagements pris lors du Protocole de Kyoto). J’aime mon métier et j’aime ce défi : réduire les émissions de gaz à effets de serre, tout en permettant à notre appareil industriel de s’adapter aux exigences écologiques. Le mélange parfait entre équité et efficacité.

Mais la politique est une passion et l’engagement une seconde nature. Candidate aux élections législatives en 2012, j’obtiens le meilleur score de Paris pour le centre avec 4,86% des voix.

 

L’histoire de mon engagement :

Fin 2004 je suis membre du 1er Conseil Régional des Jeunes d’Ile de France, fraichement créé. Je propose notamment le dézonage de la carte Imagin’R dès le vendredi soir afin que les étudiants de Paris puissent rentrer dans leurs foyers de banlieue dès la fin de semaine et permettre à ceux qui vivent en banlieue de pouvoir sortir dès la fin de semaine. A l’époque, le projet est refusé, pour manque de lisibilité. Je commence à comprendre que les politiques n’entendent pas les jeunes.

En 2006, à l’Université paralysée par les mouvements grévistes anti-CPE, je partage leur avis mais regrette trop leur manque de solution de rechange. Ils s’indignent beaucoup et ne proposent pas grand chose.

En 2008, je suis membre du Conseil des Jeunes de Seine-et-Marne, où j’ai grandi, et devient porte-parole de commission. Pendant deux ans, je participe activement à ce Conseil afin de promouvoir les besoins des jeunes au sein du département. Nous militons également pour le vote et organisons sur tout le département une campagne d’affichage d’incitation au vote ainsi que plusieurs événements dans les facs et les lycées afin de sensibiliser à la citoyenneté.

En 2010, après plusieurs années que je qualifierais « d’engagement associatif », j’ai bien compris que, pour chaque projet, c’est le politique qui a le dernier mot. C’est à ce moment là que je décide de continuer mon engagement citoyen dans une formation politique proche de mon leitmotiv :  trouver le meilleur choix entre efficacité et équité.

J’adhère donc au parti Le Nouveau Centre. Très vite on me fait confiance, en 2011 je deviens présidente des Jeunes centristes de Paris, en 2012, je suis investie pour être candidate aux élections législatives.

Loris