D’un point de vue national, les Français ont choisi de placer le candidat du Parti Socialiste en tête du premier tour. J’y vois avant tout l’expression d’un rejet du président-candidat plus qu’une réelle adhésion au programme socialiste. Je ressens une grande inquiétude vis-à-vis de la montée des extrêmes qui recueillent plus de 30% des voix.
Le discours responsable de François Bayrou n’a pas fait recette auprès des électeurs dans ce contexte de crise économique. Les Français se serrent-ils la ceinture depuis trop longtemps ?

Plus spécifiquement à Paris, le favori des sondages François Hollande arrive largement en tête. En troisième position, Jean-Luc Mélenchon est suivi de près par le centriste François Bayrou dans le 3ème alors que l’écart est plus important dans le 10ème.
Le Centre est-il naturellement plus fort dans le 3ème ?

Que faut-il en penser ?
Tout d’abord, soyons fiers qu’à Paris l’extrême droite soit un courant minoritaire. Marine Le Pen arrive en 6ème position (4,21%) derrière Eva Joly.
Puis le score du Centre est légèrement supérieur à la moyenne nationale. Cela constitue un socle intéressant pour esquisser un rassemblement des centristes.
Enfin, tous ces éléments ne peuvent que conforter l’existence politique d’un centre incontournable à Paris : son groupe constituant la troisième force du Conseil de Paris.